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La ville de Valencia a été fondée par les Romains en 138 av. J.-C par Junio la Brute et peuplée par des soldats italiques affranchis. Le nom de "Valentia" signifiait "la forteresse, le bon augure".
La ville se trouvait sur une petite île au milieu de la rivière Turia et sa structure était semblable à d'autres villes romaines de l'époque. Elle était traversée par deux voies perpendiculaires : le kardo, qui la traversait du nord au sud et le decumano, de l’est à l’ouest. Au point de jonction, se trouvait le forum.
La vie de Valencia était calme, jusqu'à ce que la guerre civile éclate entre Sila et Mario et, en 75 av. J.-C, la ville fut dévastée par Pompée. Après la destruction il semble que la ville resta abandonnée pendant une cinquantaine d'années, car il n'existe aucun écrit jusqu'au siècle suivant. Aux environs de 20-15 av. J.-C la ville se repeupla sous la période de l'empereur Octave.
Vers la fin du IIIème siècle, une crise politique se produisit, diminuant l'activité de la ville tandis que commença à fleurir un nouveau phénomène, le christianisme.
La figure la plus marquante de cette nouvelle doctrine dans Valencia fut Saint Vincent Martyr, le diacre du Diocèse de Caesaraugusta (Saragossa), qui vint à Valencia pour y promouvoir le christianisme. Il fut condamné à la mort et torturé au début du IVème siècle. Son corps fut jeté à la mer et, recueilli par certains de ces premiers chrétiens. On pense que ses restes furent déposés dans la zone de Roqueta, au bord de la via Augusta, où un temple aurait été construit en son honneur.
La Valencia que les Musulmans trouvèrent fut une ville décadente. La population réduisait et son expansion régressait, bien que conservant globalement son tracé originel. La ville fut dévastée par Abd al-Raman en 778-779, pour avoir participé à une révolte. Abd al-Allah, fils d'Abd al-Raman, apporta des améliorations à la cité sans en changer la forme urbanistique à l'exception de la construction, dans les faubourgs de la ville, d'une propriété récréative, appelée la Russafa semblable aux Russafas (jardins) perses, nom qui est resté jusqu'à ce jour. A cette époque la ville s'appelait "Balansiya", résultant de l'évolution du nom latin "Valentia". Les sources écrites et archéologiques de cette époque sont très peu nombreuses, laissant à penser que la ville rayonnait assez peu. En 1011 Mubarak et Muzaffar s'imposèrent avec le pouvoir de la Taifa de Valencia et, à force d'impôts, ils réussirent à faire des réformes et des améliorations urbaines. Mais, en 1021, à la suite d'une révolte populaire, Abd al-Aziz ibn Abi Amir (petit-fils d'Almanzor) fut placé sur le trône. Avec lui la ville vécu une période de splendeur. L'expansion géographique romaine fut surpassée par le développement démographique et de nouvelles murailles furent édifiées, convertissant ainsi la cité en une place forte plus importante que Al-Andalus. Après la mort de Abd al-Aziz en 1061 suivit une période d'instabilité, favorisant la conquête de Valencia par le Cid, en 1094, jusqu'à ce que, huit ans plus tard, la pression des Almoravides obligeât Alfonse VI à évacuer la cité, l'incendiant en partant. Ainsi, Valencia passa sous l'empire Almoravide jusqu'à ce que les Berbères de la région de l'Atlas, appelés Almohades, en 1145, lui soustraient le pouvoir. En 1238, après cinq mois de siège, la ville fut conquise par Jaime Ier. Cela entraîna l'abandon de la ville par une partie de la population musulmane et permit l'installation de familles chrétiennes, provenant du Nord, qui apportèrent de grands changements dans la société, amenant des coutumes et un style de vie dans une cité qui avait traditionnellement vécue durant des siècles avec les trois religions monothéistes et leurs traditions.
Au cours de sa repopulation, la ville fut divisée en quartiers, en fonction de l'origine des colons, la majorité étant aragone et catalane. Le processus de repopulation fut lent et se poursuivit tout au long du XIVème siècle. Les Maures qui restèrent dans la ville s'établirent à l'extérieur, dans ce qu'on appelait alors "le quartier Maure". Néanmoins, à l'intérieur de la cité existaient un autre quartier, à son tour entouré de murs, connu sous le nom de "quartier Juif" ou "Call", quartier donné par Jaime I, pour que puissent y vivre les juifs, qui dans leur grande majorité, se consacraient au travail d'orfèvre. A cette période, on implanta les juridictions, on rédigeât le "Llibre del Consolat del Mer", le plus ancien code de loi Maritime écrite; "el Justicia" exerçait le pouvoir judiciaire et une autre figure importante de la vie quotidienne "le Mostassaf" contrôlait le marché, les poids et mesures, les prix et les transactions. A la christianisation de la ville, les anciennes mosquées se transformèrent en églises et la Grande Mosquée en Cathédrale sous la dédicace de Sainte Marie. En 1262 sur le site de la Grande Mosquée débuta la construction de la cathédrale par l'ordre de Cîteaux. Au XIIIème siècle, pour faciliter l'accès aux faubourgs de la ville situés dans la partie nord de la rivière, on construisit deux ponts de pierre, le pont "dels Catalans" (ou de la Trinité) et le pont "Royal". Dans cette zone de nouvelle urbanisation, Jaime II se construisit un palais royal qui fut pillé par Pierre le Cruel en 1364 lorsqu'il attaqua Valencia pour la seconde fois. Et pour avoir résisté à ces deux assauts, Valencia reçu le titre de "la ville deux fois loyale" et c'est pour cela que deux "L" couronnés se trouvent de part et d'autre des armoiries de la ville.
À la fin du XIVème siècle on érigeât dans la nouvelle muraille qui entourait la cité, la "Porta del Serrans". A cette époque Valencia jouissait d'un grand développement urbain et d'une hygiène publique, étendant son réseau d'égouts. En 1390 le quartier Juif ("Calls") du être agrandi à cause de la forte croissance de la population sémitique. La ville, bondée, ne vit pas d'un bon œil cette extension et, en 1391, le quartier Juif fut pillé entraînant la mort d'une centaine de juifs. Ceux qui survécurent se réfugièrent dans la synagogue et terrorisés, demandèrent à être baptisés. Après ces faits le quartier juif se réduisit et ses habitant, baptisés, intégrèrent pleinement la vie chrétienne. Les querelles de lignée étaient très communes à cette époque et, dans Valencia, les plus cruelles furent entre les familles Centelles et Soler, initiées par de petits incidents qui s'aggravèrent avec la mort de Lluis de Soler et Pere de Centelles. En 1409 le père Jofré voyant que les gosses des rues lançaient des pierres aux malades mentaux, construisit une clinique psychiatrique, à côté de la "Portal de Torrente", où il fut possible de les interner. Ce fut la première clinique psychiatrique au monde. Puis vint l'an 1410 où le roi Martin Ier mourut sans laisser de descendance. La famille Centelles tout comme l'aristocratie et les Aragons soutenaient Ferdinand d'Antequera, tandis que les Vilaraguts, les Jurés de la ville et la classe moyenne soutenaient la candidature du Comte d'Urgel proposée par les Catalans. Aucun accord n'étant obtenu, une violente guerre civile éclata. A la fin les représentants de la Catalogne, d'Aragon, de Valencia et de Majorque se rencontrèrent à Caspe pour l'élire un nouveau roi. Les représentants Valencien furent Saint Vicente Ferrer, son frère Bonifacio Ferrer et le juriste Giner Rabasa, ce dernier remplacé de Pere Bertrán. 6 voix contre 3 furent en faveur de Ferdinand d'Antequera qui fut désigné roi de la couronne d'Aragon, introduisant par la même dans la vie de la cité, la dynastie des Trastamare en 1412.
Au cours du XVème siècle, Valencia vécut une grande splendeur démographique, économique et culturelle, comptant, à la moitié du siècle, 75.000 habitants, transformant Valencia en ville la plus importante de la Péninsule Ibérique. En 1419 le roi Alfonse V le Magnanime créa "les Archives du Royaume de Valencia" et la puissance économique de la ville au sein du bassin méditerranéen était comparable en celle de Venise, Gênes et Marseille. Durant cette période, on acheva la construction de la tour de Miguelete, on agrandit la cathédrale, du diocèse Valencien deux évêques membres de la famille Borja, Alfonso de Borja et Roderic de Borja furent plus tard nommés Papes Calixte III et Alexandre VI, on construisit les Tours de Quart, la Lonja de Seda, le Palais du Gouvernement Autonome et les chantiers navals du Grau. Dans le domaine des lettres se détachaient Jordi de Saint Jordi, Ausias March, Joan Rois de Corella, Joanot Martorell et Isabel de Villena. En 1456 après un assaut du quartier Maure, le quartier fut fermé pour éviter que cela ne se reproduise plus, provoquant l'abandon de la cité par les mudéjars. Les Rois Catholiques virent à Valencia pour la première fois en 1481 et la ville leur réserva un accueil grandiose. Durant cette époque l'autoritarisme de Ferdinand combiné avec la fréquence des épidémies, provoqua une croissante et dangereuse tension sociale. La prospérité de Valencia était cependant toujours conséquente et le capitaliste valencien Lluis de Santángel, prêta de l'argent aux Rois Catholiques pour financer le voyage Christophe Colomb. Malgré la remarquable splendeur de la ville au cours du siècle, les corporations furent menacées par le capitalisme et la dépersonnalisation des relations humaines; le prolétariat était composé de Maures qui détestaient les plébéiens Valenciens, la crise sociale pouvait éclater à n'importe quel moment. En 1517 Valencia subit une terrible inondation à cause de la crue du fleuve Turia, en 1519 la peste réapparut dans la cité puis en 1520 se constituèrent les "Germanies" des corporations en armes suite à un incident mineur. La fin de la Germanie en 1521 avec la victoire de l'aristocratie marque la fin du Moyen-âge de Valencia.
La répression et le châtiment des "Germanies" par la reine Germaine de Foix, veuve de Ferdinand II le Catholique et vice-reine de Valencia par son le beau-fils Carlos I, fut particulièrement sanglant et nombreux furent ceux qui moururent sur le gibet dans les années qui suivirent. En 1542, les confiscations des biens des "Agermanats" n'avaient pas cessées. La crise de la "Germanie" a provoqué l'exode rural de la noblesse Valencienne à la capitale du Royaume autour de la cour de la vice-reine. Cette cour de la Renaissance était heureuse et a cultivé, d'apparat et la courtoisie, avec des aventures galantes et des duels, des plaisirs discrets et des fêtes artistiques. Avec l'accession au trône de Philippe II, les anciennes villes - États furent remplacées par de grands États territoriaux. L'aristocratie valencienne ne voulurent toutefois pas se soumettre aux lois civile et maintint sa coutume régler ses conflits par des batailles sanglantes entre bandes; à la mort du Duc de Calabre, troisième époux de la reine Germaine, Valencia se retrouva définitivement sans cours. Les édifices valenciens commencent à présenter des éléments italiens dans la décoration mais tout en conservant des structures Gothiques. L'abondance de monuments donnait un grand prestige à la ville, beauté reconnue par le monde entier. Valencia ne fut soumise à aucun grand aménagement urbain ni à une rigueur géométrique et préserva ainsi sa configuration médiévale d'ascendance musulmane. En 1599 le roi Philippe III célébra son mariage à Valencia avec la Marguerite d'Autriche, la ville supportant les frais de la noce royale. Cette dépense s'ajoutant à la pénurie de blé et à la misère économique de la ville, provoqua la misère du peuple alors que l'aristocratie était de plus en plus puissante. Le XVIème siècle s'acheva avec l'expulsion des Morisques décrété par Philippe III, malgré le fait que les artisans et paysans de cette culture étaient très utiles et nécessaires pour le pays.
Le dépeuplement en raison de l'expulsion des Morisques eut assez peu d'influence pour la ville de Valencia, la majorité d'entre eux vivant dans les campagnes et dans des petits noyaux de population. Cependant cette expulsion entraîna une complication financière du fait que les Morisques changeaient en or et bijoux les pièces de monnaies obtenues par la vente de biens, incluant la fausse monnaie frappée par les Morisques eux-mêmes. Cela provoqua la chute de la Bourse de Taula de Canvis de Valencia. La classe moyenne se retrouva ruinée. Avec la reprise du gouvernement de la ville, la classe moyenne se re-développa; beaucoup d'arbres furent plantés le long du fleuve; les travaux du marché aux poisson furent achevés et on installa une fontaine sur le marché. En 1675 on installa la maison de la Miséricorde sur le domaine du quartier Maure et l'industrie textile redémarra avec l'adoption de techniques flamandes et italiennes. En 1704 le Père Tosca traça le plan de la ville, que se distinguait pour être le premier réalisé en détail, différenciant les secteurs anciens des plus modernes. En 1700 Charles II meurt sans descendant et désigne dans son testament Philippe de Bourbon, petit fils de Louis XIV, comme son héritier tandis que l'empereur d'Autriche, Léopold nomme comme roi d'Espagne son fils l'archiduc Charles d'Autriche, dont les Valenciens étaient partisans. Mais, le 25 avril 1707, les partisans de l'archiduc furent défaits à la Bataille d'Almansa et les Jurés de Valencia se rendirent. Le 29 juin, Philippe V décréta l'abolition des juridictions Valenciennes.
Avec le règne de Philippe V fut instauré le Décret de Nouveau projet, par lequel le roi avait la faculté d'imposer des impôts. Quand en 1724, Philippe V renonça à la couronne en faveur de son fils Luis I, il le fit à Valencia et durant son règne, la noblesse Valencienne fut victime de la tendance unificatrice et dépersonnalisante. La distinction entre barons, chevaliers,…. fut annulée au profit d'une nouvelle catégorie comparable aux hidalgos. Le goût de la noblesse et de la classe moyenne valencienne s'européanise et de francise faisant que de nombreux commerçants étrangers s'établissent à Valencia, les plus nombreux étant les Français. En 1769 les ministres de Charles III divisèrent la ville en quartiers et son territoire en quatre parties: Campanar, Benimaclet, Ruzafa et Patraix. On créa des mairies de quartier donnant au peuple une participation majoritaire au gouvernement municipal; on créé un corps de gardiens de nuit qui reçut le nom de "Serenos" et ce corps fut imité dans toutes les villes espagnoles. Entre 1761 et 1780 Charles III fit construire le bâtiment du Temple pour l'ordre militaire de Montesa; entre 1758 et 1802 le bâtiment de la Douane qui en 1828 devint une fabrique de tabac et en 1922 le Palais de Justice. La nouvelles de l'exécution de Louis XVI, provoqua la descente dans la rue du "Portal de Nou" des étudiants de la ville, suivis par le peuple. Cette rue était habitée par des commerçants Français hostiles et après plusieurs révoltes, 648 Français furent expulsés de la ville. La guerre se formalisa en 1794 et malgré ses succès initiaux, l'armée espagnole fut vaincue par les révolutionnaires français.
Charles IV et Ferdinand VII renoncèrent à leurs droits sur la couronne d'Espagne en faveur de Joseph Bonaparte. Lorsque cette nouvelle parvint à Valencia elle provoqua des manifestations entre les habitants. C'est alors que Vicente Domenech un "Palleter", se rendit au marché, passa par la maison où était vendu le papier timbré autorisé par le gouvernement français et s'emparant d'un pli et le déchirant, dit "Un pauvre palleter déclare la guerre à Napoléon. Vive Ferdinand VII mort aux traîtres". Le jour suivant le peuple se révoltant assaillit et prit la citadelle par les armes. Le 25 mai fut constituée "la Réunion Suprême de Gouvernement du Royaume de Valencia" La révolution avait triomphée. Après la soumission de la Principauté de la Catalogne, le maréchal Suchet prépara l'attaque du Royaume de Valencia. Durant l'occupation française des changements eurent lieu dans la ville. Dans le domaine du Palais Royal commencèrent les travaux du Jardin des Étangs à poissons, la Almeda quasiment disparue fut replantée et on construisit la Glorieta. Suite à la défaite des Français à Victoria le 5 juillet 1813, Suchet évacua Valencia et un gouvernement provincial présidé par le Marquis de Deux Eaux fur constitué. Le 16 avril Ferdinand VII entra dans Valencia où il reçut les mêmes manifestations de joie que partout et le 4 mai, également à Valencia, il signa secrètement le décret qui annula la Constitution de Cadix. Le nouvel archevêque Simon Lopez Garcia qui était en charge du Diocèse en 1824 rétablit l'Inquisition sous le nom de Junta de la Fe. En 1832 le Théâtre Principal fut inauguré.
À la mort de Ferdinand VII en 1833, les Carlistes proclamèrent son frère, Charles V comme roi d'Espagne, mettant à l'arrière plan la future reine Isabelle II. La proximité des Carlistes de la ville exaspérait les libéraux et, dans la nuit du 5 août 1835, le peuple se mutina, forçant les portes des prisonniers et libérant les Carlistes détenus, obtenant plus tard l'abolition des seigneurs et la fermeture de nombreux de couvents. Cela eut d'importantes conséquences sur l'urbanisme de la ville divers couvent étant ruiné, et sur les domaines s'ouvrirent de nouvelles rues et installations. En 1839 débuta la construction de la Place Redonda sur les lieux où, avant, on tuait les animaux qui se vendaient au marché. Le 6 mars 1836 la Milice nationale prend Valencia et force son Capitaine Général à démissionner. Les libéraux de la ville de Valencia consterné par l'impunité des mouvements de la troupe Carliste, réclament une radicalisation de la politique. Menés par Boïl, ils repoussèrent le Statut Royal Royale accordée par la reine gouvernante, qui a dû accepter la Constitution de Cadix de 1812 proclamée dans Valencia le 10 août. Le 12 octobre 1840 Marie Christine renonce à la Régence et s'embarque vers Rome le 17. Le 20 octobre les infantes sortent de Valencia, où elles étaient venus avec leur mère en juillet de la même année, pour se rendre à Madrid, où Espartero se chargera de la Régence. Au cours des années 1854 et 1855 eurent lieu deux épidémies de choléra entraînant chacune 2.000 morts, chiffre considérable puisque la ville n'ayant pas crût depuis 1831 en raison de la guerre civile et la limitation de l'espace imposé par les muraille. Le 22 mars 1852 on inaugura la première tranche du chemin de fer a été inaugurée de Valencia au Grau et dans cette partie de siècle ont construisit le bâtiment le plus important de l'époque Élisabéthaine dans Valencia, l'arène, que au moment d'être inauguré fut le plus grand et le plus beau de l'Espagne.
Une grave crise économique en 1866 entraîna la fermeture de nombreux ateliers et magasins dans Valencia et en septembre 1868 fit éclater la Révolution "la Glorieuse". A la différence des autres villes les révolutionnaires valenciens ne commirent pas d'outrages contre les religieux et l'archevêque fut respecté. En septembre 1871 le roi Amadeo 1er fit une brève visite dans la ville de Valencia alors qu'elle n'était pas favorable à la monarchie Amédeiste. Avec la chute de Pi et Margall se propagea le soulèvement "cantonaliste". Le 22 juillet 1873, on proclama le Canton Valencien depuis la maison de l'habillement située en face de la cathédrale, avec un grand enthousiasme du peuple. Le 26 juillet le siège de la ville débuta. Il dura treize jours, mais la ville céda devant les horreurs et les destructions des bombardements. En janvier 1874 le général Pavia fit un coup d'état et dissout la République. Le 11 janvier 1875 Alfonse XII débarque à Valencia pour se rendre à Madrid La démolition de la muraille de Valencia favorisa la liaison entre le centre de la ville et le Grau, le tour de la muraille se transforma en périphérique de la ville et on débuta les travaux d'élargissement. L'augmentation de la population en 1900 était importante due particulièrement à l'annexion des municipalités d'alentours comme Patraix, Beniferri, Benicalap, Ruzafa, etc. Dans le monde de la peinture, Joaquin Sorolla (1863-1923) fait parler de lui alors que dans le domaine de la sculpture, on parle de Mariano Benlliure (1862-1947). Vicente Blasco Ibanez, auteur valencien mondialement reconnu personnifie le républicanisme de la première moitié du XXème siècle. La neutralité de l'Espagne pendant la 1ère Guerre mondiale permit à ceux qui négociaient avec les pays belligérants de faire de grandes affaires. Mais dans Valencia entre 1914 et 1918 le prix de l'alimentation augmenta de 40 % à 60 % tandis que les salaires ne bougèrent pas jusqu'en 1919-20. La situation devint beaucoup plus sérieuse en 1917 avec le blocus maritime imposé par l'Allemagne, qui entraîna la faillite agricole. La lutte de classes devint plus vive après 1917. Il y avait des bombes, des attentats personnelles et du contre terrorisme. La dictature de Primo de Rivera s'installa en septembre1923. La même année Alphonse XIII et la reine Victoria Eugénie avaient visité Valencia pour présider le Couronnement de la Vierge des Desemparados. Blasco Ibanez publie en 1924, depuis son exil un pamphlet violente contre le dictateur et le roi. En 1929 la dictature est en crise et perd l'appui de la classe moyenne, en janvier de la même année, un coup d'État militaire se passe à Valencia et en 1930 la monarchie tombe.
Le 14 avril 1931 la 2nde République est proclamée. A Valencia elle triomphe, obtenant 32 sièges. Augustin Trigo est nommé maire. Cette année est inauguré le cinéma le Capitole et on commence à démolir la place de la Reine pour l'agrandir. En 1933, les restes du romancier Blasco Ibanez retournent à Valencia pour être enterré dans le cimetière civil de la ville. Le 18 juillet 1936 l'armée se soulève contre la République. La guerre civile débute alors et le 6 novembre, le gouvernement de la République s'installe à Valencia de peur que Madrid ne tombe. La ville se rempli d'abris antiaériens, on brûle les églises des Saints Jean, Saint Martin, Saint Augustin,… En octobre 1937 le gouvernement quitte Valencia pour se rendre à Barcelone. La même année meurt Jose Benlliure, le grand peintre valencien et père du sculpteur Mariano Benlliure. Le 30 mars 1939 les troupes nationales entrent dans Valencia et le 1 avril on déclare la paix. Francisco Franco se proclame chef d'Etat et prend le nom de "Caudillo". La paix s'accompagne d'une pénurie alimentaire, de cartes de rationnement et de marché noir. En 1943 ils commencent les travaux du nouveau Palais de l'Evêché; en 1945 a lieu la primère offrande florale à la Vierge de los Desemparados, par les commissions de falleras Le 14 octobre 1957, la ville subit l'inondation la plus épouvantable de toute son histoire. Par voie de conséquence, on projette la déviation du fleuve Turia en dehors de la ville. Le 20 novembre 1975 le général Franco meurt et le 27 décembre de la même année Don Juan Carlos est proclamé roi d'Espagne. Il confirme le gouvernement temporaire qui mènera la nation vers la démocratie. Le 15 juin 1977 s'achèvent les premières élections démocratiques. Cet environnement démocratique favorise la création et l'approbation de la Constitution espagnole du 6 décembre 1978 encore actuelle. Une fois établi les bases de la nouvelle démocratie commencent les manifestations des Valenciens demandant "Llibertat, Amnistia, Estatut d'Autonomia " et le 29 avril 1982 la Loi d'Autonomie est approuvée pour la Communauté Valencienne. En 1987 on inaugure le Palais de la Musique, la section de Bofill du Jardin du Turia et on commence la construction du bâtiment de la radio et télévision Valencienne. Valencia regarde vers le XXIème siècle depuis la ville des Arts et des Sciences, qui offre les équipements de l'Hemisferic, métamorphosée en une ville moderne qui a récemment construit son palais des Congrès. |
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